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Quelques livres contre la "pensée unique"
  Un autre regard sur la mondialisation, la démocratie, les nouveaux pouvoirs planétaires...

Nouvel ordre économique | Fin de la démocratie | Nouvel ordre mondial | Empire US | France | Ecologie, Santé


"Le procès de la mondialisation", Edouard Goldsmith et Jerry


 
Les plus grands spécialistes mondiaux étudient les différents processus de la mondialisation et son impact sur les aspects de la vie: aggravation de la pauvreté et de l'exclusion, démantèlement des économies locales, homogénéisation de la culture, menaces sur les milieux naturels, sur la santé, sur la diversité biologique, sur les processus démocratiques...

Le livre analyse les rouages de la mondialisation: moteur (libéralisme), but (marchandisation du monde), effets (crises sociales, économiques, politiques et environnementales). Il propose des solutions afin que l'économie soit au service de l'homme et non le contraire.

"Le procès de la mondialisation" a reçu le prix du meilleur livre politique de l'année lors de sa sortie aux Ã?tats-Unis.



"Pauvreté et inégalités: Ces créatures du néolibéralisme", ATTAC


La main sur le cÅ?ur, les hauts responsables des grandes institutions multilatérales - qu'il s'agisse de la Banque mondiale, du FMI, de l'OMC et même de l'ONU - déclarent à l'unisson ne pas avoir de souci plus pressant que celui d'éradiquer la pauvreté dans le monde. Pour les inégalités, mutisme. Ce discours est repris par les dirigeants des entreprises transnationales qui font dans l' " éthique ", ainsi que par les responsables politiques et gouvernementaux. Quand on regarde derrière ce rideau de fumée, on constate que, loin de diminuer, les disparités de revenus et d'accès aux droits les plus élémentaires - santé, éducation, logement - ne font que se creuser partout dans le monde, et cela aussi bien au sein des différents pays qu'entre eux. Elles sont les conséquences directes de la mise en Å?uvre généralisée des politiques néolibérales. Leurs créatures en quelque sorte...


"La chaine invisible - Travailler aujourd'hui: Flux tendu et servitude volontaire", Jean-Pierre Durand


Au cours des vingt dernières années, le monde du travail a changé de planète. Flexibilité de la main-d'œuvre, annualisation du temps de travail, précarité des contrats, exigence de qualité totale, déclin de la notion objective de qualification au profit de la "compétence" définie par l'employeur, plans sociaux dans les entreprises rentables, implication et responsabilisation des travailleurs, organisation en réseau, etc. Une même logique implacable lie toutes les dimensions de cette métamorphose: l'impératif du flux tendu", sans stocks, sans pause dans la circulation du produit, pousse à l'extrême l'exploitation du temps de travail pour satisfaire des exigences de rendement inédites dans l'histoire du capitalisme.

Pourquoi les travailleurs et les syndicats ont-ils si peu résisté, et parfois collaboré, à une mutation qui intensifie le travail sans améliorer sa rémunération? La peur entretenue du chômage n'est qu'une part de la réponse. La sociologie du travail révèle en effet les stratégies et les jeux sociaux déployés par les individus pour sortir du flux tendu, ou le rendre acceptable, voire gratifiant. Mais cette implication contrainte des salariés participe aussi d'une stratégie délibérée de gestion du travail pour les conduire à internaliser la contrainte de rentabilité, à ne plus concevoir la distinction entre leur intérêt et celui de leur patron.

Loin du rapport de domination brute à l'ancienne, le nouveau capitalisme met en place une chaîne invisible, auto-entretenue par ceux-là mêmes qu'elle aliène, une chaîne de servitude volontaire.

 
Jean-Pierre Durand est professeur de sociologie à l'université d'Ã?vry où il dirige le Centre de recherche Pierre Naville.



"Bonjour paresse - De l'art et la nécessité d'en faire le moins possible en entreprise", Corinne Maier


Le travail, c'est pas la fête. Contre le raffarinesque « La France doit se remettre au travail », Corinne Maier pousse son cri du 1er mai: Vive la paresse, un ephlet (essai-pamphlet) spécial sinistrose, à usage thérapeutique.

"Bonjour paresse" est là pour dire enfin la vérité: la grande entreprise, personne n'y croit plus. La foi nous a quittés, nous autres naguère chevaliers combattants de l'Ordre de la Firme. Ã? présent les cadres moyens, petits boulons dans une machine jargonnant un sabir grotesque, n'attendent qu'une chose: le solde à la fin du mois.

Mais alors, que faire? Rien surtout! Affirme ce livre. Soyons individualistes et inefficaces en attendant que ça s'effondre et qu'une nouvelle société advienne où chacun cultivera essentiellement son jardin et conservera un à-côté accessoire dans une grande structure, histoire de survivre quand même.

 
Corinne Maier est économiste; actuellement à temps partiel dans une grande entreprise française privatisable (EDF).



"Les économistes contre la démocratie - Pouvoir, mondialisation et démocratie", Jacques Sapir


L'économie s'est-elle substituée à la politique? Tel est peut-être le souhait de certains économistes. Ce livre a pour cible un discours économique qui cherche à vider l'action politique de son sens, un discours qui, sous les dehors d'une soi-disant rigueur scientifique est en réalité profondément anti-démocratique. A travers l'apologie que font certains économistes des agences indépendantes et de la globalisation, c'est le vieux fond libéral hostile à toute forme de souveraineté populaire qui s'exprime. Sous prétexte de parler d'économie, ces économistes veulent nous vendre un droit et une organisation sociale qui les laisseraient libres de tout contrôle et de toute responsabilité. Ce livre analyse le lien qui existe entre une faillite théorique et des comportements souvent douteux. On montre comment le discours de l'économie dominante veut enfermer le citoyen dans un espace qui n'aurait d'autres bornes que la technique et la compassion. Ceci dévoile le projet de faire de l'expert le seul citoyen habilité à peser sur les décisions importantes. Au fur et à mesure que l'expertise des économistes perd en efficacité monte une nouvelle idéologie, l'expertisme. Elle se construit en négation de la chose publique, la République.
 
Jacques Sapir, économiste, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, et à l'université de Moscou.



"La grande désillusion", Joseph E. Stiglitz


Aujourd'hui, la mondialisation, ça ne marche pas. Ã?a ne marche pas pour les pauvres du monde. Ã?a ne marche pas pour l'environnement. Ã?a ne marche pas pour la stabilité de l'économie mondiale". L'auteur de ces lignes? Le professeur Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, ancien conseiller de Bill Clinton, qui en novembre 1999 a démissionné de son poste d'économiste en chef et vice-président de la Banque mondiale: « Plutôt que d'être muselé, j'ai préféré partir », expliquera-t-il.

Son livre est un constat qui vaut réquisitoire: preuves à l'appui, il démontre que les règles du jeu économique mondial ne sont souvent fixées qu'en fonction des intérêts des pays industrialisés avancés - et de certains intérêts privés en leur sein -, et non de ceux du monde en développement. Car la mondialisation n'a pas seulement mis l'économie au-dessus de tout, mais aussi une vision particulière de l'économie, le fanatisme du marché. Politique d'austérité, libéralisation des marchés des capitaux et privatisations sont appliquées aveuglément, en dépit de leur échec avéré, à tous les pays, en particulier aux pays en transition et du Sud.

Ã? lire Joseph Stiglitz, on a le sentiment de comprendre les vrais enjeux du monde d'aujourd'hui, de saisir toute l'urgence d'une réforme en profondeur du statut et des politiques préconisées par les institutions financières internationales.



"Révélations", Denis Robert et Ernest Backes


 Ce livre raconte, de l'intérieur, l'histoire secrète de Clearstream, une "chambre de compensation" créée par une association de banques en 1971 et devenue en moins de trente ans un véritable monstre financier, chargé de faire transiter des fonds et des valeurs sur toute la planète. Depuis le Luxembourg les ordinateurs de cette firme brassent des trillions de dollars et d'euros. Clearstream est la "banque des banques", un centre névralgique de la finance internationale où des millions de transactions sont effectuées chaque jour, en toute opacité et hors de tout contrôle.

L'enquête de Denis Robert nous conduit là où personne n'a jamais pu pénétrer: dans les coulisses de la finance internationale. Sur les pas d'Ernest Backes, l'insider (le témoin de l'intérieur, ancien n°3 de Clearstream), nous découvrons avec effroi des activités inavouables: dissimulations de compte au nom des institutions les plus honorables, complicité avec des banques mafieuses, ramifications innombrables avec affaires existantes en France et ailleurs, circuits de blanchiment de narcodollars ou paiement de rançons... Pas une page ou presque sans révélations.

 
Denis Robert est écrivain et journaliste à Libération.



"Démocratie-business - La vérité sur la mondialisation, les privatisations, les fraudes et les délits d'initiés", Greg Palast


Si vous recevez régulièrement une facture d'électricité, vous découvrirez dans ce livre comment la privatisation de l'énergie a systématiquement fait exploser les prix payés par les consommateurs, de la Grande-Bretagne à l'Argentine - sans parler des 379 % d'augmentation en Californie pour une seule année.

A l'heure de la privatisation d'Ã?lectricité et Gaz de France, de Swisscom en Suisse, vous verrez, documents à l'appui, comment les sociétés privées sabotent leurs propres installations et magouillent pour en tirer d'énormes profits.

Par le passé, dans le monde entier, des gouvernements ont dépensé des milliards à construire des systèmes de canalisation d'eau, sans pour autant en attendre de profits en retour. L'OMC et la Banque mondiale appellent ça du gachis. Vous verrez dans ce livre comment ils ont prévu de vous le faire payer.

 
Greg Palast est l'un des plus célèbre journalistes d'investigation aux Ã?tats-Unis. Il travaille en particulier pour le Guardian et la BBC. C'est lui qui a rendu public le trucage de l'élection de George Bush en 2000. Il a reçu le prix « Project Censored » de l'université de Californie et le prix « David Thomas » du Financial Times. Expert reconnu du fonctionnement du pouvoir et des grandes multinationales commerciales, ses écrits sont étudiés à l'université de Cambridge ou de Sao Paulo.



"Enron, la faillite qui ébranla l'Amérique", A.S.Chassany et J-Ph.Lacour


Dallas, le 3 décembre 2001: Enron se place sous la protection de loi américaine sur les faillites. De mémoire de trader, d'homme d'affaires et de petit porteur, c'est la plus importante défaillance de l'histoire récente des Etats-Unis. Avec son chiffre d'affaires de plus de 100 milliards de dollars, le mastodonte texan de l'énergie n'était donc pas invincible. Les investisseurs et les bourses sont pris de panique. La chute d'Enron a été fulgurante. Personne n'a pu anticiper une telle catastrophe, et surtout pas les spécialistes de la finance, qui n'avaient cessé de recommander aux épargnants d'acheter le titre. Fraudes, malversations, mensonges, enrichissements personnels; collusion avec le pouvoir politique... Après la gloire, l'heure est bien à la vérité. Et la vérité n'est pas belle à voir: c'est le véritable visage du capitalisme effréné que dévoile l'histoire de cette faillite. Sur un rythme de thriller, cette enquête, menée par deux journalistes, révèle la face cachée de l'aventure Enron: de la prodigieuse ascension à la débâcle vertigineuse d'un géant américain.


"Ils vont tuer le capitalisme", Claude Bébéar


De l'affaire Enron à la chute de Vivendi, de l'éclatement de la bulle internet à la crise de confiance que traversent les marchés, la planète vit désormais dans la hantise d'un effondrement de tout le système économique et financier. Mais qui veut saboter le capitalisme? Pourquoi des analystes financiers, des banquiers d'affaires et des patrons mégalos ou sans scrupules semblent-ils s'acharner à scier la branche sur laquelle ils sont assis? Et que peut-on faire pour remettre sur pied un capitalisme à visage humain en y injectant de la confiance et de la responsabilité?

Dans ce livre d'entretiens, Claude Bébéar, fondateur et président du conseil de surveillance d'AXA (leader mondial de l'assurance), apporte son témoignage, celui d'un chef d'entreprise révolté par les excès qu'il a vu se multiplier autour de lui. Avec pédagogie, il décrypte les phénomènes de spéculation, de panurgisme et de dérive des égos qui ont causé la déroute de tant d'entreprises flamboyantes et d'épargnants de bonne foi.



"Le capitalisme est en train de s'autodétruire", Patrick Artus, Marie-Paule Virard


Le capitalisme est-il en train de s'autodétruire? La question peut sembler saugrenue, voire provocatrice, au moment même où les grandes entreprises de la planète, y compris en France, affichent des profits insolents, rémunèrent très confortablement leurs dirigeants et distribuent des dividendes records à leurs actionnaires...

Alors que la croissance économique - en Europe en tout cas - stagne, que les délocalisations se multiplient et que chômage et précarité s'aggravent, on comprend que le débat devienne vif sur la légitimité d'une telle captation de richesses.

Dans ce livre, les auteurs n'y vont pas par quatre chemins pour qualifier ce paradoxe: c'est au moment où le capitalisme n'a jamais été aussi prospère qu'il apparaît le plus vulnérable, et nous avec lui. Parce qu'il s'agit d'un capitalisme sans projet, qui ne fait rien d'utile de ses milliards, qui n'investit pas, qui ne prépare pas l'avenir.

Et face au malaise social, les gouvernements ne traitent le plus souvent que les symptômes, faute de prendre en compte le fond du problème. Ce problème, c'est l'absurdité du comportement des grands investisseurs, qui exigent des entreprises des résultats beaucoup trop élevés. Du coup, elles privilégient le rendement à trois mois plutôt que l'investissement à long terme, quitte à délocaliser, à faire pression sur les salaires et à renoncer à créer des emplois ici et maintenant. Voilà pourquoi il est urgent, expliquent les auteurs, de réformer profondément la gestion de l'épargne, d'imposer de nouvelles règles de gouvernance aux gérants comme aux régulateurs. Faute de quoi on n'évitera pas une nouvelle crise du capitalisme, avec toutes ses conséquences politiques et sociales.

 
Patrick Artus est directeur des études économiques du Groupe Caisse d'épargne et de la Caisse des dépôts et consignations, professeur à l'Ecole polytechnique et professeur associé à l'université Paris I-Panthéon-Sorbonne.
Marie-Paule Virard est rédactrice en chef du magazine Enjeux-Les Echos.



"Le capitalisme total", Jean Peyrelevade


"Le capitalisme moderne est organisé comme une gigantesque société anonyme. Ã? la base, trois cents millions d'actionnaires contrôlent la quasi-totalité de la capitalisation boursière mondiale. Souvent d'âge mûr, de formation supérieure, avec un niveau de revenus relativement élevé, ils confient la moitié de leurs avoirs financiers à quelques dizaines de milliers de gestionnaires pour compte de tiers dont le seul but est d'enrichir leurs mandants. Les techniques pour y parvenir s'appuient sur les règles du " gouvernement d'entreprise " et conduisent à des exigences de rentabilité excessives. Elles transforment les chefs d'entreprise en serviteurs zélés, voire en esclaves dorés des actionnaires, et polluent de pure cupidité la légitime volonté d'entreprendre. Ainsi le capitalisme n'est pas seulement le modèle unique d'organisation de la vie économique mondiale : il est devenu " total " au sens où il règne sans partage ni contre-pouvoir sur le monde et ses richesses."
 
Jean Peyrelevade a été successivement président de Suez, UAP, et du Crédit Lyonnais. Il fut également le directeur-adjoint du cabinet de Pierre Mauroy (1981-1983). Longtemps professeur d'économie à l'Ã?cole polytechnique, il a écrit plusieurs ouvrages sur l'évolution du capitalisme contemporain.



"Keynes ou l'économiste citoyen", Bernard Maris


Proche du courant post-keynésien, Bernard Maris s'emploie à redécouvrir les fondements du message de l'économiste anglais: l'économie de marché est foncièrement instable. Il y règne l'incertitude sur l'avenir, l'irrationalité et le mimétisme des comportements. Chômage, déséquilibres, bulles financières, caractérisent le capitalisme. Si Keynes reconnaît qu'il permet la satisfaction des besoins humains, l'accumulation du capital, "l'argent pour l'argent" ne saurait être la fin de l'activité humaine. Il faut remettre la cité au premier plan et "l'économie au vestiaire".

Plus qu'une nouvelle interprétation, ce petit livre percutant présente l'homme Keynes dont les passions, les utopies et la vision du monde sont inséparables de la théorie.



"L'illusion économique", Emmanuel Todd


"Le degré d'adhésion des classes dirigeantes d'une nation au libre-échangisme est inversement proportionnel à l'évolution de leur niveau culturel: plus celui-ci baisse, plus les thèses mondialistes prospèrent. Non seulement l'ouverture des frontières commerciales s'est plutôt traduite par un tassement de la croissance mondiale, mais elle a en plus favorisé un retour spectaculaire des inégalités au sein des nations développées. La construction européenne façon Maastricht exprime un saut irréaliste dans l'idéologie, fruit combiné d'une utopie monétaire qui nie l'existence des diversités nationales et d'une utopie libre-échangiste, masque emprunté par une élite malthusienne pour défendre son idéal inégalitaire."
L'Expansion - Henri Gibier

"Les croyances collectives tendent à s'effriter sous les coups portés aux sentiments nationaux par des élites culturelles, adeptes de la "pensée zéro", qui affichent leur impuissance face à un phénomène économique jugé inéluctable et extérieur: la mondialisation. (...)
Ã? la double utopie, économique et monétaire, d'une mondialisation dont les contre-performances sont patentes, et à la démission des classes dirigeantes, Emmanuel Todd oppose un retour à une forme de protectionnisme national dans les relations commerciales extérieures, qui permettrait le renforcement du libéralisme à l'intérieur, la relance de la demande globale, et par là même un véritable retour à l'idéal démocratique égalitaire, actuellement largement bafoué par les élites dirigeantes." Futuribles - Stéphanie Debruyne



"J'accuse l'économie triomphante", Albert Jacquard


"Il n'y a plus de jour où l'on ne nous affirme que l'économie gouverne le monde, que les lois de la rentabilité et du marché constituent une vérité absolue. Quiconque conteste cette nouvelle religion est aussitôt traité d'irresponsable. Mais une société humaine peut-elle vivre sans autre valeur que la valeur marchande? Prenant ses exemples dans les domaines les plus variés - logement, emploi, santé, environnement, alimentation..."

Albert Jacquard démontre les méfaits de l'économisme triomphant et fanatique qui prétend aujourd'hui nous gouverner. Economiste et scientifique, il expose ici en des pages rigoureuses et claires, appuyées sur une vaste information, les convictions qui fondent son engagement. Il nous invite à refuser la fatalité inhumaine de l'intégrisme économique.



"Stop", Laurent de Bartillat et Simon Retallack 


 
Un livre choc sur l'état de la planète, avec 450 pages d'images fortes et de textes écrits par 25 participants: Arundhati Roy, Edgar Morin, Corinne Lepage, Mikhaïl Gorbatchev, Robert F. Kennedy Jr, Robert Redford, le chef Raoni, Susan George, Edward Goldsmith...

"Les catastrophes écologiques se multiplient. Nous dilapidons les ressources de la planète. La gangrène de la pollution fait chaque jour un peu plus de ravages. Les états reportent a plus tard des décisions urgentes pour la survie de nos enfants. D'énormes pressions politiques et économiques bloquent l'émergence d'un monde plus durable. Pourquoi? Nous le savons tous, la planète est en danger! Comment réagir? Ce livre apporte des réponses et surtout des solutions claires et accessibles qui prouvent que des alternatives sont possibles. Mais le temps presse. Un texte fondamental, une documentation spectaculaire, «Stop» peut et doit contribuer à déclencher la prise de conscience dont le monde a besoin."

 
Laurent de Bertillat est photographe, auteur et réalisateur de documentaire sur le thème de l'environnement. Simon Retallack est le directeur éditorial de "The Ecologist".



"Mal de Terre", Hubert Reeves 


Notre planète va mal: réchauffement climatique, épuisement des ressources naturelles, pollutions des sols et de l'eau provoquées par les industries civiles et guerrières, disparité des richesses, malnutrition des hommes, taux d'extinction effarant des espèces vivantes, etc.

La situation est-elle vraiment dramatique? Que penser des thèses qui contestent ce pessimisme? A partir des données scientifiques les plus crédibles -et de leurs incertitudes-, Hubert Reeves dresse un bilan précis des menaces qui pèsent sur la planète. Son diagnostic est alarmant: si la vie sur Terre est robuste, c'est l'avenir de l'espèce humaine qui est en cause.

Le sort de l'aventure humaine, entamée il y a des millions d'années, va-t-il se jouer en l'espace de quelques décennies? Notre avenir est entre nos mains. Il faut réagir, et vite, avant qu'il ne soit trop tard.



"Ces maladies crées par l'homme - Comment la dégradation de l"environnement met en péril notre santé", Dr Dominique Belpomme 


Jusqu'aux années 1970, il n'existait pas de cancérologues en France. Cette discipline n'était, en effet, pas reconnue par l'ordre des médecins. L'un des premiers à exercer cette nouvelle fonction fut le professeur Belpomme.

Or, depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès provoqués par le cancer, en France, a doublé: 150 000 morts par an! La croissance de cette mortalité s'observe dans tous les pays industrialisés. Il apparaît en effet que la plupart des cancers sont une conséquence de la pollution de notre environnement. C'est donc un tableau très noir, et pour tout dire passablement effrayant, que le professeur Belpomme brosse de notre avenir sanitaire. "On soigne les malades atteints du cancer, constate-t-il, et non l'environnement qui est lui-même malade." Le cancer est donc devenu "une maladie de civilisation" comme le définissait déjà René Dubos. C'est le cas d'un grand nombre de nos maladies qui ne sont plus d'origine naturelle, mais artificielles, fabriquées en quelque sorte par l'homme lui-même. Tel est le cas, en particulier des stérilités masculines, des malformations congénitales, de la plupart des maladies cardiovasculaires, de l'obésité, de certains diabètes, des infections nosocomiales, des allergies, de l'asthme'?¦

Sur les 150.000 morts par an en France par cancer, il n'y en a que 30.000 dont le décès est lié au tabac. Il reste donc à expliquer les 120.000 autres cas liés au stress et à notre mode de vie en général.

 
Dominique Belpomme, président de l'association française pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse (Artac) et directeur du centre d'évaluation de la recherche sur le cancer (Cerc) est l'un des acteurs majeurs du "plan cancer" lancé par le président de la République.



"La société cancérigène", Geneviève Barbier et Armand Farrachi


 
Le cancer est aujourd'hui la deuxième cause de mortalité en France, la première chez les hommes. Pourquoi la lutte, qui s'est concentrée sur les soins la recherche de nouveaux traitements et le tabac, connaît-elle un tel échec, malgré l'énormité des sommes engagées? Et si l'on se trompait de cible? S'il fallait inventer d'autres voies? Inverser la perspective? Ne plus s'attaquer seulement aux effets et aux facteurs de risque individuels, mais aussi aux causes sociales, professionnelles et environnementales?

Le livre dénonce, chiffres à l'appui, les silences des discours officiels et les intérêts de bien des lobbies. Car la disparition du cancer serait préjudiciable à des pans entiers de notre économie. Veut-on vraiment faire reculer le cancer? Ce livre décapant, qui allie la conviction à la rigueur scientifique, démontre que cette maladie n'est pas une fatalité.

 
Geneviève Barbier est médecin, membre du Syndicat de la médecine générale, et membre du comité de rédaction de la revue "Pratiques, les cahiers de la médecine utopique"
Armand Farrachi, romancier et essayiste, a notamment publié "Les Ennemis de la Terre" et "Les Poules préfèrent les cages".



"La mafia pharmaceutique et agro-alimentaire", Dr Louis de Brouwer 


 
La medecine moderne est gérée par une oligarchie puissante issue des grands groupes chimico-pharmaceutiques qui parviennent à conditionner les choix des gouvernements, des politiques et des institutions de la santé grâce à de prodigieux moyens financiers.

Des médicaments, des vaccins, des produits alimentaires dangeureux sont mis sur le marché et y demeurent, malgré les accidents provoqués.

En s'appuyant sur une documentation rigoureuse, le Dr De Brouwer démontre l'existence de fraudes, d'abus de confiance, et d'escroqueries au sein de notre système de santé.

 
Louis de Brouwer est docteur en médecine, spécialiste en biologie moléculaire et en homéopathie. Outre le fait d'avoir été l'un des médecins de François Mitterand, le Dr De Brouwer est consultant pour l'UNESCO. Il préside ou anime plusieurs associations qui luttent contre la "pollution médicamenteuse" ou contre la vivisection.



"Le complexe médico-industriel", ATTAC


Depuis une trentaine d'années, dans tous les pays développés, les systèmes de santé ont subi de profondes transformations dues à l'emprise croissante des lobbies et des intérêts privés sur les politiques publiques. Par analogie avec le " complexe militaro-industriel " dénoncé par Eisenhower en 1958, on peut désormais parler d'un " complexe médico-industriel ". C'est lui qui dicte les pratiques médicales en transformant maladie et santé en marché pour consommateurs de soins et de médicaments.

Ce véritable hold-up financier, que cet ouvrage analyse dans le détail, remet en cause des acquis de civilisation. Contre la rapacité des multinationales de la pharmacie, une autre logique, celle du bien commun, est possible.



"Au nom de la science", Andrew Goliszek


 
Malgré sa violence, cette enquête est bien plus qu'un inventaire cauchemardesque, une variation de plus sur le grand complot mondial contre notre santé. Cette synthèse passionnante est surtout un outil formidable de compréhension des mécanismes de recherche, de production et de contrôle des industries militaires et de la santé. Pour la première fois, industriels et organismes d'état sont mis face à leurs responsabilités. A l'heure où notre regard sur la médecine évolue de jour en jour, où un changement profond de nos modes de consommation des produits de santé s'impose, Au nom de la Science est un appel à la vigilance, une clé essentielle pour ne plus subir, mais combattre les crimes et aberrations commis par certains industriels et nos gouvernements... au nom de notre santé à tous! Une enquête stupéfiante: les scandales d'un siècle d'expérimentation secrète sur l'être humain.



"La revanche de Gaïa - Pourquoi la Terre riposte-t-elle et comment pouvons-nous encore sauver l'humanité ?", James Lovelock


Il y a deux milliards d'années, la Terre était jeune et vigoureuse. A présent, elle lutte pour sa survie. Car une espèce a tragiquement aggravé ses conditions climatiques, l'espèce humaine, en passe de devenir, selon James Lovelock, le pire ennemi de la planète. Grande figure de l'écologie, scientifique hors norme, Lovelock a consacré la majeure partie de son existence à étudier le fonctionnement du système Terre. Il est l'inventeur d'une théorie singulière, aujourd'hui mondialement connue, l'hypothèse Gaia": la Terre est un être vivant doué d'une capacité d'autorégulation préservant les conditions propices à la vie. Et cette capacité est dangereusement mise en péril par le réchauffement climatique. Alors comment faire face à la crise environnementale planétaire qui se profile? Comment maintenir la composition chimique de l'atmosphère et assurer un climat relativement clément?

Lovelock nous livre ses propositions, à rebours de l'écologiquement correct: les "avantages" des engrais, des pesticides, des pluies acides, du stockage des déchets nucléaires; les inconvénients des biocarburants, les limites des énergies renouvelables; le bénéfice de l'énergie nucléaire, dont il faut généraliser l'usage de toute urgence. Pour Lovelock, le développement durable n'est pas plus viable que la poursuite de nos activités. Seul un repli démographique et économique peut redonner à la Terre les moyens de demeurer une planète habitable. Si nous n'engageons pas dès maintenant le processus de paix, le pire est à prévoir: l'extinction de la plupart des espèces vivantes, la nôtre en particulier.

 
Spécialiste de la science de l'atmosphère, inventeur de la théorie "Gaïa", James Lovelock est un éminent scientifique, membre de la Rural Society, l'académie des sciences du Royaume-Uni



"Le syndrome du Titanic", Nicolas Hulot


Les jours du monde tel que nous le connaissons sont comptés. Comme les passagers du Titanic, nous fonçons dans la nuit noire en dansant et en riant, avec l'égoïsme et l'arrogance d'êtres supérieurs convaincus d'être «maîtres d'eux-mêmes comme de l'univers».

Et pourtant, les signes annonciateurs du naufrage s'accumulent: dérèglements climatiques en série, pollution omniprésente, extinction exponentielle d'espèces animales et végétales, pillage anarchique des ressources, multiplication des crises sanitaires. Nous nous comportons comme si nous étions seuls au monde et la dernière génération d'hommes à occuper cette Terre: après nous, le déluge?

Notre planète est un espace exigu, aux équilibres précaires. Ce livre est un ultime cri d' alerte avant de céder au désespoir: si nous tous, riches comme pauvres, ne modifions pas immédiatement notre comportement pour faire «mieux avec moins» et mettre l'écologie au centre de nos décisions individuelles et collectives, nous sombrerons ensemble.



"La guerre des Bush", Eric Laurent 


 
Une nouvelle guerre se prépare en Irak. George W. Bush invoque avec insistance la lutte «du bien contre le mal». Que cache ce discours? Une vérité troublante, immorale, et des questions dérangeantes. Pourquoi l'actuel président américain et son père entretiennent-ils depuis plus de vingt ans des relations avec la famille Ben Laden? Pourquoi un puissant banquier saoudien, beau-frère d'Ousama Ben Laden, soupçonné d'avoir financé les réseaux d'Al Quaïda, a-t-il constamment aidé George W. Bush dans ses activités pétrolières, le sauvant même de la faillite? Comment expliquer l'acharnement du père, lorsqu'il était président, à armer et financer Saddam Hussein, provoquant peut-être l'invasion du Koweit? Puis, douze ans plus tard, l'acharnement du fils à vouloir détruire ce même Hussein?

La Guerre des Bush plonge le lecteur au coeur des secrets les plus inavouables et éclaire toutes ces zones d'ombre. Une fois le livre refermé, plus personne ne pourra jamais croire à la vérité officielle.

 
Eric Laurent est grand reporter au Figaro et spécialiste de politique étrangère. Il est l'auteur de nombreux documents à succès dont "La guerre du Golfe" avec Pierre Salinger.



"La face chachée du 11 septembre", Eric Laurent


Ce livre dévoile les mensonges et les silences officiels qui entourent encore la tragédie du 11 septembre. Un an d'enquête a conduit l'auteur notamment aux Etats-Unis, au Pakistan, à Dubaï, au Qatar, en Israël et jusqu'aux montagnes de Tora Bora, dernier refuge de Ben Laden en Afghanistan. Enquête minutieuse, parfois dangereuse, qui révèle la face cachée du 11 septembre. Pourquoi Ousama Bin Laden n'est-il toujours pas inculpé par les responsables américains pour les attentats du 11 septembre? Pourquoi la CIA qui surveille en permanence les marchés financiers n'a-t-elle pas détecté le plus grand délit d'initiés de l'histoire qui a précédé le 11 septembre? Quelle est la véritable identité des pirates de l'air? Quel est le rôle exact joué par les services secrets du Pakistan? Et que penser de l'Arabie Saoudite, de ce royaume dont trois princes ont connu une mort mystérieuse à la suite du 11 septembre? Les informations recueillies dans ce livre, les faits troublants, les contradictions et les manipulations avérées battent en brèche les vérités admises.


"Le monde secret de Bush", Eric Laurent 


Bien qu'arrivé à la Maison Blanche au terme d'une élection controversée, jamais un président américain n'a détenu autant de pouvoir ni manifesté autant d'arrogance que George W. Bush.

Sa trajectoire, cependant, reste entourée de secrets, marquée par des alliances troublantes et des manipulations financières inavouables.

Qui gouverne réellement l'Amérique? Des idéologues, des financiers, des fanatiques religieux?

Telles sont les questions posées par ce livre qui suscitera la stupeur et, inévitablement, l'inquiétude.



"Le monde selon Bush - DVD", William Karel 


Qui est George W. Bush? Ce documentaire de William Karel raconte les mille jours de sa présidence, des attentats du 11 septembre au bourbier de la guerre en Irak. Il dresse un état des lieux de l'Amérique d'aujourd'hui et tente de comprendre comment un petit groupe d'hommes, sous l'influence des faucons néo-conservateurs, a pris le contrôle de la politique étrangère américaine.

Le film dénonce les travers de la dynastie Bush au grand complet. On y découvre le grand-père de l'actuel Président, Prescott Bush, qui a fait fortune en prenant la direction d'entreprises nazies après l'arrivée au pouvoir de Hitler, avant de voir ses entreprises saisies pour collaboration avec l'ennemi. Les relations entre George Bush père et Saddam Hussein sont aussi largement évoquées.

"Le monde selon Bush" est pour une large partie basé sur une enquête menée par le grand reporter spécialiste de politique étrangère Eric Laurent dans son livre, "Le monde secret de Bush".



"Le cartel Bush", James Hatfield


Il y a les biographies de George W. Bush écrites par les communicants de la Maison-Blanche ou les journalistes "amis". Et il y a Le Cartel Bush, la biographie non autorisée. Celle qui explore en détail l'entourage du président des Ã?tats-Unis, ses affaires, ses retournements de veste, le financement de ses campagnes électorales, son addiction à la cocaïne… L'auteur, James Hatfield, fut menacé par deux proches conseillers du président devant témoins et retrouvé peu après, mort, dans un motel. La police assure qu'il s'est suicidé. Sa famille prétend qu'il a été assassiné.

L'auteur, qui a réalisé un travail de fourmi, avait bénéficié dans son enquête de l'aide de Karl Rove (le secrétaire général de la Maison-Blanche) qui croyait aider à la rédaction d'une biographie de complaisance. L'ouvrage intitulé "Fortunate Son, G. W. Bush and the Making of an American President", fit immédiatement la Une des journaux, fut choisi comme best-seller par le New York Times et souleva une intense polémique.

Il s'agit d'un document exhaustif sur l'homme, sa famille et son entourage, ses affaires et sa carrière politique, ses retournements de veste et le financement de ses campagnes électorales. Bien qu'il soit écrit sur un ton mesuré et s'attache à comprendre la personnalité de George W. Bush, il présente une vision terrifiante de la vie publique états-unienne. Pourtant, de cet imposant travail, on ne retint qu'un passage secondaire mais sensible: le candidat Bush avait été arrêté pour détention de cocaïne, en 1972. Or, selon les lois locales, ce délit aurait dû lui valoir une privation de droits civiques, il n'aurait donc pas dû avoir le droit de se présenter au gouvernorat du Texas et à la présidence des Ã?tats-Unis.

Ce sont en réalité bien d'autres détails qui provoquèrent la colère des Bush. Notamment, un passage relatif à la société Arbusto dont George W. fut le directeur. On y apprenait que, par l'entremise d'un homme de paille, cette société était la propriété d'un certain Salem Ben Laden, frère aîné d'Oussama.

Karl Rove et Clay Johnson III (l'assistant personnel du président) intentèrent un procès en diffamation et obtinrent le retrait conservatoire du livre. En définitive, il fut autorisé à la vente, sans coupes, mais après le retrait de la préface originale.

Ayant échoué dans leurs démarches, Rove et Johnson menacèrent devant témoin Hatfield de le liquider, lui et toute sa famille, s'il persistait à diffuser son ouvrage. Il fut retrouvé peu après, mort, dans un motel. La police assure qu'il s'est suicidé, tandis que sa famille prétend qu'il a été assassiné.

Ce document exceptionnel a été traduit en français et publié en Suisse. Le Réseau Voltaire en assure la diffusion exclusive en France. (livre sur cette page)



"Kill, kill, kill", Jimmy Massey


 
 
Le témoignage accablant d'un soldat américain sur la guerre en Irak et les méthodes de l'armée américaine.
 
 
 
 



"L'Ã?tat voyou", William Blum 


"Si j'étais président, j'arrêterais en quelques jours les attaques terroristes contre les Etats-Unis. Définitivement.

D'abord, je présenterais mes excuses à toutes les veuves, aux orphelins, aux personnes torturées, à celles tombées dans la misère, aux millions d'autres victimes de l'impérialisme américain.

Ensuite, j'annoncerais aux quatre coins du monde que les interventions américaines dans le monde sont définitivement terminées, et j'informerais Israël qu'il n'est plus le 51e Ã?tat des Ã?tats-Unis mais dorénavant - chose curieuse à dire - un pays étranger.

Et puis, je réduirais le budget militaire d'au moins 90 %, utilisant le surplus à payer des réparations aux victimes. Ce serait plus que suffisant. Le budget militaire d'une année, soit 330 milliards de dollars, équivaut à plus de 18.000 dollars de l'heure depuis la naissance de Jésus-Christ.

Voilà ce que je ferais les trois premiers jours.

Le quatrième jour, je serais assassiné."

 
William Blum est américain, et ancien fonctionnaire du Département d'Etat



"USA Patriot Act : De l'exception à la règle", Robert Harvey


USA PATRIOT Act est un acronyme dont la signification est: "Unir et renforcer l'Amérique en fournissant les outils nécessaires à l'interception et à l'obstruction du terrorisme." Le 25 octobre 2001, six semaines après les attentats du 11 septembre, le Congrès et le Sénat américains approuvent à une écrasante majorité - et sans débat - un corpus de lois d'exception. Présente dans un discours à la fois prolixe et abscons et inspirées par une atmosphère de peur et de paranoïa, ces lois rebutent jusqu'au lecteur légiste. Sous prétexte d'accroître la sécurité des citoyens, L'USA PATRIOT Act, qui comporte plusieurs articles anticonstitutionnels, restreint sévèrement les droits civiques et entrave les libertés individuelles: généralisation de la surveillance (jusqu'aux listes de lectures des usagers des bibliothèques publiques et universitaires); suspicion de principe envers les idées. A l'aune de l'Act, toute opinion critique est considérée comme une prise de position " anti patriotique". L'USA PATRIOT Act constitue l'exacte contrepartie "domestique" (intérieure) des campagnes de sécurisation extérieures (ou "guerres préventives") conduites par les Etats-Unis. C'est, en acte, l'inique "nouvel ordre mondial" prédit par Ronald Reagan.
 
Critique et traducteur, Robert Harvey est professeur de littérature comparée et de philosophie à l'université de l'Etat de New York à Stony Brook, et directeur de programme au Collège international de philosophie. Hélène Volat dirige le département d'informations et de références à la bibliothèque Melville de l'université de l'Etat de New York à Stony Brook.



"Les mensonges de George W.Bush", Scott Ritter


Pourquoi faudrait-il mener une seconde guerre contre l'Irak? demandait Scott Ritter en 2002, après avoir démissionné en 1998 de son poste d'inspecteur en armements pour l'ONU. "Quand j'ai quitte l'Irak, l'infrastructure et les équipements avaient été éliminés à 100 %. Cela est indiscutable." Scott Ritter savait déjà que les raisons évoquées à Washington - la menace des armes de destruction massive, et la collusion entre Saddam Hussein et Al-Qaida - n'existaient que dans les fantasmes de pouvoir hégémonique du clan néo-conservateur de George W. Bush.

Dans ses livres précédents (Endgame, 1999 et Guerre à l'Irak, 2002), Scott Ritter avait déjà tiré le signal d'alarme. Scott Ritter raconte dans celui-ci les efforts qu'il a déployés au Congrès de Washington, puis à Bagdad et dans les médias du monde entier pour empêcher le gouvernement américain d'attaquer unilatéralement l'Irak, sans mandat du Conseil de sécurité de l'ONU.

Sa dénonciation des mensonges de Bush, Cheney, Rumsfeld et "du reste de leur bande de cow-boys justiciers" lui a valu la calomnie et les attentions du F B.I. Mais la "croisade" de Bush a eu lieu et des milliers de civils irakiens et des centaines de soldats anglo-américains sont morts pour un arsenal fantôme l'Irak "libéré" est occupé, meurtri, ruiné et au bord de l'éclatement. Malgré la capture de Saddam Hussein et des dignitaires de son régime, aucune arme de destruction massive n'a été trouvée. Le mensonge de George W. Bush a été la cause de l'écrasement d'une nation de 20 millions d'habitants par la plus grande puissance militaire de la planète. Ce livre est le plaidoyer solennel de l'homme qui a eu raison avant tout le monde et qui craint que le peuple américain ne perde ses valeurs et les principes fondamentaux de sa République, édictés par sa Constitution en 1776. Il lance aussi un vibrant appel à la mobilisation pour changer de président en novembre 2004, grâce à l'arme suprême de la démocratie américaine: le bulletin de vote.

 
Scott Ritter, ancien "marine", a été inspecteur des Nations-unies en désarmement en Irak de 1991 à 1998. Spécialiste de la question irakienne, il a publié de nombreux articles à ce sujet, ainsi que le livre "Guerre à l'Irak, ce que l'équipe Bush ne dit pas".



"Or noir et Maison Blanche, comment l'Amérique a vendu son âme pour le pétrole saoudien", Robert Baer


 
Membre pendant vingt ans de la division des opérations clandestines de la CIA, Robert Baer, nous révèle le pacte terrifiant qui unit les élites économiques et politiques américaines à la famille royale saoudienne. Réseaux de financement, accords secrets, corruption... Une enquête au cœur d'un système où les enjeux, qui s'élèvent à des milliards de dollars, menacent l'équilibre de la planète.
 
 



"Les nouvelles preuves sur l'assassinat de J.F.Kennedy - Le clan Bush est-il coupable?", Caroline Lebeau


Une enquête journalistique qui expose en pleine lumière des liens auparavant insoupçonnés ou occultés entre le parti républicain, la mafia, les milieux anticastristes, le complexe militaro-industriel et les services secrets américains, l'auteur renoue avec patience et sagacité les fils rompus d'une quête légitime de vérité sur les véritables circonstances de l'assassinat du président John Fitzgerald Kennedy. Surmontant avec un courage qu'il faut saluer menaces, pressions et intimidations, Caroline Lebeau dévoile les aspects les plus compromettants de l'un des événements politiques majeurs du dernier demi-siècle.


"Une lueur d'espoir", Marc-Edouard Nabe


 
 
En partant des attentats du 11 Septembre, Marc-Edouard Nabe se livre à une critique féroce du système, de son hypocrisie, son mercantilisme, et son totalitarisme médiatique.

Un livre prophétique et politiquement incorrect...
 
 



"La fin de la liberté", Gore Vidal


"La Fin de la liberté" montre avec calme et rigueur que les attentats américains étaient somme toute logiques, prévisibles, retour de bâton obligé d'une politique ultra-sécuritaire et protectionniste qui n'hésite pas à jouer les apprentis sorciers en finançant et manipulant des individus comme Ben Laden. Pour Gore Vidal, il semble plutôt comique de se draper de vertu dans la bannière étoilée et de porter comme étendard les articles de la constitution de 1791 sur les libertés individuelles. Car, autre histoire des événements que Gore Vidal nous permet de comprendre dans son essai, il y a depuis cinquante ans un recul des libertés aux Ã?tats-Unis. Il détaille comment les citoyens américains sont tous fichés par le jeu des cartes de crédit et autres inscriptions consuméristes en tout genre. Il explique aussi comment une paranoïa panique s'insinue subrepticement dans les consciences (...). L'Amérique marche-t-elle sur la tête? Gore Vidal le pense intimement, lui qui annonce pour le XXIe siècle un changement d'ère caractérisé par le renforcement d'un état de sécurité nationale aux Ã?tats-Unis, "dont le seul objectif est de mener des guerres perpétuelles chaudes, froides et tièdes.


"Mike contre-attaque !", Michael Moore 


Dans ce livre, Mike Moore dénonce avec un humour féroce le capitalisme sauvage et ses dégats sociaux et écologiques. Il s'en prend aussi à l'administration Bush, aux faux efforts écologiques, à l'arrogance des Américains, au délire sécuritaire, à l'adolescence chloroformée dans son conformisme, à la confiscation de la démocratie par les élites, au monopole des marchés sur l'échelle mondiale, à l'accroissement dramatique qui sépare les plus riches des plus pauvres...

"Le Bandit-en-chef George W. Bush, dit George II, et son gang, Dick Cheney, Donald Rumsfeld & Co, gouvernent l'Amérique. Ultraconservateurs et richissimes (leur fortune est liée au big business du pétrole, de l'armement, ou des biotechnologies), ils ont fait main basse sur le pays, et partent maintenant en guerre contre «l'Axe du Mal»..."



"Tous aux abris", Michael Moore


L'image est dans toutes les mémoires. Michael Moore pointait un doigt accusateur et lançait: "Honte à vous, Mr Bush!". C'était au festival de Cannes de 2003, après le déclenchement de la guerre en Irak. Aujourd'hui, George W., le Bandit-en-Chef (avec lui, sa clique de millionnaires), est toujours là. Pire, il prépare sa réélection au poste de Commandant en Chef de la Mère Patrie en 2004! Il n'en fallait pas plus à Mike pour repartir au front et TOUT faire pour que le cauchemar s'arrête. Dans ce nouveau livre, aussi drôle et provocateur que les précédents, Mike est l'Arme de Dérision Massive (il a quand même perdu vingt kilos en quelques mois en cessant de manger… des produits sans sucre), il s'attaque aux mensonges et à la propagande dont son pays est victime depuis le 11 septembre, notamment sur les armes de Saddam. Il révèle les petits secrets du roi George du pétrole irakien et ses petites combines avec ses copains saoudiens.

Et Mike se fâche vraiment quand il voit que sa patrie est devenu les Ã?tats-Unis de la Peur, où les libertés publiques sont menacées alors que les grands patrons-truands des multinationales US échappent à la prison! Le monde à l'envers!"



"Pourquoi le monde déteste-t-il l'Amérique", Ziauddin Sardar et Merryl Wyn Davies


Pourquoi, comme le disait une banderole brandie au Pakistan, les Américains sont-ils le "peuple le plus haï de la terre"?
Ce ne sont pas les Américains en tant que peuple qui sont détestés; ce qui est rejeté plus fondamentalement, c'est leur entité politique caractérisée par une violence répressive, le souci obsessionnel de leurs propres intérêts, la façon de se positionner comme centre du monde et surtout d'édicter comme norme ce qui doit être "raisonnable, normal et approprié". La civilisation américaine incarne un paradoxe: d'un côté l'ouverture à des populations et des cultures très diverses, de l'autre l'adhésion à une forme de pensée unique où les valeurs reines sont la rentabilité, la cohésion du groupe, la foi, la famille. Trahir ce pacte et ces valeurs, c'est ne plus être américain. Pourtant, des voix critiques s'élèvent aux Ã?tats-Unis au sujet de la "croisade contre le terrorisme" mais, au nom d'une unité hégémonique de principe, ces voix sont peu relayées. "Pourquoi le monde déteste-il l'Amérique?" plonge au cœur du système américain. Il avertit que le plus grand ennemi de l'Amérique c'est peut-être bien elle-même, tant le pays est incapable d'avoir un regard distancié et critique sur lui-même et de prendre en compte le discours des autres. Un livre qui n'a pas peur d'affirmer que l'Amérique n'est pas forcément, pour parodier le mot de Lincoln, "ce que l'humanité peut espérer de mieux".



"Après l'Empire", Emmanuel Todd


Les Ã?tats- Unis ne peuvent plus vivre de leur seule production. Le déficit commercial des Etats-Unis ne cesse de s'accroître. La mondialisation est en train de montrer au monde qu'il peut se passer de l'Amérique, mais l'Amérique quant à elle s'aperçoit qu'elle ne peut plus se passer du monde. Dépendance économique, affaiblissement démocratique, bi-polarisation sociale tels sont donc les principaux symptômes de déclin identifiés par l'historien et démographe Emmanuel Todd qui avait prévu dès 1976 l'effondrement soviétique uniquement d'après des observations démographiques. Des signes qui permettent de comprendre pourquoi les Ã?tats-Unis sont aussi actifs sur la scène internationale afin de conserver le statut de superpuissance. L'Amérique doit mettre en scène sa puissance sur le terrain géostratégique. Selon trois principes en apparence irrationnels: ne jamais résoudre définitivement un problème; se focaliser sur des micropuissances; développer un arsenal militaire censé être indépassable. La lutte contre le terrorisme, les menaces contre "l'axe du mal" et l'Irak apparaissent ainsi pour ce qu'ils sont: des prétextes. Pour Todd, les Ã?tats-Unis par leur politique internationale maintiennent artificiellement des foyers de tension et sont donc devenus un obstacle à la paix dans le monde.


"Guerres du XXIe siècle: Peurs et menaces nouvelles", Ignacio Ramonet


 
"Le spectre de désastres hantent désormais le monde. Ils appartiennent essentiellement à deux catégories. D'une part, les crises géopolitiques de type nouveau provoquées par l'hyperterrorisme, l'ultranationalisme et les fondamentalismes. D'autre part, les atteintes à l'écosystème qui sont à l'origine de catastrophes naturelles ou industrielles de très grande ampleur. Comment éviter ces nouveaux dangers qui menacent, à terme, la survie de l'humanité?"
 



"Le gouvernement invisible", Laurent Joffrin


"France: pays d'apparence démocratique et de réalité oligarchique" : Laurent Joffrin n'y va pas par quatre chemins pour dresser l'état de la France. En un mot, le peuple perd le pouvoir.

La faute à qui? Pour l'ancien directeur de la rédaction de Libération, pas de doute: c'est l'émergence d'un "gouvernement invisible", conglomérat rassemblant financiers, managers de l'industrie et des médias, institutions indépendantes mondiales &endash; alimenté par l'impuissance des élus, qui est à l'origine de la confiscation du pouvoir. Bref, une oligarchie invisible accapare le pouvoir pour ses propres intérêts. L'auteur en veut pour preuves l'omniprésence des énarques, la toute-puissance de l'idéologie libérale libertaire, la survalorisation de l'argent et d'Internet dans nos sociétés. En ligne de mire principale: le PDG de Vivendi Universal Jean-Marie Messier et l'essayiste Alain Minc.

L'ambition de cet essai est avant tout de lancer des pistes pour réhabiliter le politique. Et Laurent Joffrin de nous rappeler combien les événements du 11 septembre 2001 ont fragilisé les forces du marché, occasion que devraient saisir intellectuels, militants et citoyens pour reprendre le pouvoir.

 
Laurent Joffrin a été journaliste au "Nouvel Observateur" avant de devenir directeur du journal "Libération" en 2006.



"Au nom du Tiers-Etat", François Bayrou


 
Le pouvoir est verrouillé, le peuple n'y a plus aucune place, on est revenu à l'Ancien Régime. Depuis un quart de siècle, le pouvoir absolu de cette Ve République finissante, appuyé sur des forteresses financières et médiatiques, a réduit le peuple français à la condition du tiers état de 1789. Jamais la phrase de Sieyès n'a parti plus juste: " Qu'est ce que le tiers état ? Tout. Qu'a-t-il été jusqu'à présent dans l'ordre politique ? Rien. Que demande-t-il ? A devenir quelque chose. " Voilà des années que François Bayrou dénonce la crise de ce régime et la manière dont les clans se l'approprient. Sur ce thème, depuis la tribune de l'Assemblée nationale, il a pris comme cible les abus de pouvoir et défendu les droits du peuple français et du Parlement. Au nom du tiers état, ces textes de combat sont un réquisitoire contre le mépris des citoyens.



"Démocratiser la mondialisation", Boutros Boutros Ghali


Nous sommes, chaque jour, les témoins des bouleversements que génère la mondialisation que certains redoutent, que d'autres portent aux nues. Mais l'effervescence intellectuelle qu'elle entretient, tout comme les peurs et les rejets violents qu'elle provoque, nous montrent que beaucoup reste encore à dire, à imaginer et surtout à faire. Boutros Boutros-Ghali, qui fut, tour à tour professeur de droit, ministre des Affaires étrangères d'Ã?gypte, secrétaire général des Nations unies et, aujourd'hui, secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie, nous livre sa vision des choses, dans ce contexte d'un monde à la recherche de son destin, d'une mondialisation en quête d'humanisme et de démocratisation.

Il faut à tout prix démocratiser la mondialisation avant que la mondialisation ne dénature la démocratie et avant que n'éclatent des conflits inédits dont les attentats du 11 Septembre 2001 pourraient bien constituer le funeste présage: Telle est la conviction de ce grand diplomate qui, à la lumière de sa longue expérience et des récents événements qui ont secoué le monde, libère sa parole pour nous faire partager ses espoirs d'un monde meilleur.




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